lundi 2 mars 2015

Ibeyi

 
Voici ma nouvelle découverte musicale: un groupe de sœurs jumelles franco-cubaines qui chantent sous le nom d'Ibeyi ("jumelles" en yoruba, une langue africaine importée à Cuba au XVIIème siècle).

Lisa-Kaindé et Naomi Diaz  -deux sublimes femmes- nous emmènent dans un univers soul-expérimental où par le biais de l'anglais et du yoruba, elles nous racontent des histoires merveilleuses et mélancoliques, comme des contes ou des berceuses qui proviendraient d'un autre monde.

On peut se retrouver en pleine forêt amazonienne ou entendre des chants presque chamaniques qui nous transportent dans des transes dans lesquelles on se délecte poétiquement.

C'est mon coup de cœur du mois, que je vous enjoins à écouter rapidement.

J'apprécie particulièrement les  six musiques: "Ghosts", "River", "Behind the curtain", "Stranger lover", "Think of you" et "Wheatherman" sachant que j'aime les treize musiques de l'album!

Alors ouvrez grand vos oreilles et bonne écoute musicale!

Ambre

lundi 23 février 2015

Les tentacules

Résumé:
 
Ce recueil de poèmes est l'expression de la plus pure angoisse qui sommeille en chacun de nous. Chaque poème est une tentacule qui nous enlace et nous berce dans le noir sépulcral. Ce recueil est un monstre mais exprimer les ténèbres apporte parfois la délivrance.
 
Découvrez le premier recueil de poèmes d'Anouk Goby sur l'universelle angoisse.
 
A lire et à relire.
 
Disponible ici sur le site de l'éditeur et sur les autres sites fnac, chapitre, etc.
 
Ambre

mardi 17 février 2015

Douce campagne.

Une douce chaleur, un plaisir intense.
Le temps s'arrête dans cette douce campagne quand arrivent le jour et son soleil.

Quant à la nuit, la fraîcheur vous perce au plus profond de l'âme, vous laissant admirer son ciel et ses étoiles brillantes comme de pures joyaux.
Quand vient la pluie, l'orage, cela ne change rien, la vie continue, la vie ne s'arrête jamais dans cette campagne collée à un océan, aux multiples vagues, se fracassant sur des roches de toutes tailles, de toutes formes.


C'est ici, que mon âme vit, hors de moi, elle sera sans cesse là-bas.
Douce Bretagne.


&.

lundi 16 février 2015

Things we love... with birchbox


Alors que l'hiver nous entoure et que nous souhaitons nous emmitoufler dans nos plus gros pulls avec une tasse de thé bien chaude, l'amour est au rendez-vous en ce mois de février.

Birchbox est devenue la Birchlove pour nous souhaiter une bonne st valentin et bien que je fus plus que ravie des présents offerts par mon Jules, je fus aussi contente de recevoir ma box que j'attendais impatiemment dans ma boîte aux lettres.

Quelle surprise de voir une jolie boîte rose de colombes qui m'apporte des petits plaisirs qui font sourire.
Ce mois-ci j'ai donc pu découvrir:

- un lait pour le corps au lait et au miel de Burt's Bee, une marque made in USA qui soutient la planète

- un voile illuminateur de teint d'Embryolisse pour une peau toujours plus belle

- un duo blush/bronze  de Jelly Pong Pong pour un joli teint hâlé au cœur de l'hiver

- un crayon eyeliner noir de Lollipos make-up pour des yeux de biche

- un masque aux acides fruités de Ren pour illuminer nos mines dans le froid

Alors si vous n'avez pas encore craqué pour cette box d'amour, c'est le moment!


Ambre

lundi 9 février 2015

Benjamin Clementine

Appelé le "clochard céleste" sur les réseaux sociaux ou les médias, Benjamin Clementine est une voix de crooner comme on en avait pas entendu depuis longtemps.
Ce londonien d'origine ghanéenne quitte Londres pour faire la manche dans les métros parisiens où il va rapidement se faire repérer avec sa voix suave et rauque.

Il va composer des morceaux qui sont -pour moi- comme des décharges électriques: sublime, poétique où les déboires d'un homme sont accompagnés par des notes de piano à donner des frissons le long de l'échine.
Son vécu déchirant, sa puissance vocale et/ou scénique nous laissent sans voix alors qu'il porte la sienne loin dans l'horizon...

A 25 ans, il sort son premier album, un EP nommé Cornerstone chez Universal.

Pour ma part, je ne me lasse pas d'écouter la reprise magnifiée "I won't complain" que je vous conseille vivement d'écouter les yeux fermés...

But I Wont Complain
No I Wont Complain
Though my good days are far gone
They will surely come back one morn
So I Wont Complain, no, no
 
 
Ambre

lundi 2 février 2015

La femme enfant

Elle a des yeux d'étoiles et un sourire en coin. Elle peut rire très haut comme elle peut -bien souvent- se recroqueviller en déposant ses larmes au goût de marmelade sur le sol gelé.

Elle sait être sérieuse et fait une moue boudeuse lorsqu'elle se concentre sur les pages d'un livre. Ses sourcils se froncent et ses yeux se plissent. Sa petite langue rose sortirait presque de ses lèvres comme un point d'interrogation.

Elle aime s'amuser sous la lumière du soleil. Elle met de la musique, lève ses bras en l'air et se dandine avec, sur ses lèvres, un sourire de muse.
Elle aime les jouets, les fées et les surprises. Comme un Kinder surprise, elle met les objets qu'elle trouve, contre son oreille attentive et secoue légèrement pour entendre une mélodie qu'elle seule perçoit encore.

Elle peut pleurer beaucoup mais elle rit bien souvent. Elle s'amuse en grimaces et fait des farces coquines avec un regard de chat qui dit seulement "ce n'est pas moi!" sous un air de malice.

Si vous l'aperceviez dans la rue, vous la verriez discrète, réservée, marchant vite et coupant sa respiration tête baissée. Elle a peur des autres alors que dans son cœur, sa petite âme crie "venez jouer avec moi!".

C'est une femme-enfant. Et si un jour vous décidiez de plonger dans ses yeux, vous y verriez une plume planant dans un air pur. Quand la plume tombera alors, vous entendrez un air plaintif sortir de ce petit cœur ridé et pourtant si coloré: "aimez-moi! aimez-moi!"

On la pousse à grandir, à agir en adulte. Chaque matin, elle met ce masque mais si vous la connaissez, vous savez que son rire est plus fort que le monde, qu'il peut détruire des digues où l'âme emprisonnée en est inconsolable.

Et dans ses yeux étranges où la lumière côtoie les ombres, vous y verrez un pont, comme une invitation. Elle vous invite chez elle, dans l'enfance de la terre, là seule où cette femme-enfant peut supporter le monde et rire en dévoilant toutes ses dents de lait.


Ambre

lundi 26 janvier 2015

L'âme fleurie

Non loin du grand parc, réside une âme fleurie. Habillée sobrement, elle est une icône de la simplicité perdue. Sans connaître Voltaire, elle a compris sa philosophie et cultive son jardin au sens figuré comme au sens propre.

Le jardin de sa maison est un havre de paix où on oublie facilement la morosité ambiante. Oranger, citronnier, cerisier, avocatier... Chaque arbre et chaque plante se plaît à vivre sous ses petites mains rugueuses et ridées d'une douceur insensée.

Elle nous voit et sourit, nous sert le café avec du panettone. "Mangez niños, mangez! Il faut vous grossir, vous en avez plus besoin que moi".

Ses paroles sont presque métaphoriques. Elle qui a vécu, souffert, construit n'a plus aucun besoin et nous enjoint à manger la vie à pleines dents qui s'évade doucement de son cœur. Elle nous donne l'exemple en prenant une part de gâteau et rit d'un rire franc et direct.

"Tu es trop douce niña, tu vas t'endurcir à mes côtés" et je l'écoute dire en lui offrant ma confiance.

Au fond de ce jardin, réside un camélia. Alors que l'hiver a pris ses quartiers, ce dernier, comme une provocation et un défi d'enfant, laisse naître des fleurs d'un rouge sang et troublant. Même si tout se meurt, ce camélia nous dit avec toute sa malice, "je vis et je vivrai peu importe les épreuves, peu importe les obstacles".

En ce camélia rouge, je vois abuelita, si vieille et si jeune à la fois. Une âme solide et enfantine dans le corps de la vieillesse. J'entends son rire sonore et vois dans son regard, une lumière pétillante comme si à sa naissance, Dieu pour l'aider dans les affres du temps, lui avait versé en son âme une coupe de champagne.

C'est une âme fleurie qu'il m'a été donnée de rencontrer. On en voit peu ou on les perd mais en ce jour-ci, je sais qu'abuelita m'a offert une fleur d'une beauté éphémère qui résidera en moi comme un chant éternel.

Ambre

lundi 19 janvier 2015

La pluie, avant qu'elle tombe


Alors que je me promenais dans les rayonnages de Gibert Joseph à la recherche d'une petite perle qui m'emmènerais loin de mon train-train habituel, je suis tombée sur ce livre : La pluie, avant qu'elle tombe de Jonathan Coe.

Ni une ni deux, je me suis mise à ma lecture. L'auteur relate l'histoire de trois générations de femme à travers une confession enregistrée de Rosamond. Cette femme au récit douloureux décide, avant de se suicider, de s'adresser à une mystérieuse personne, Imogen et de lui révéler son histoire en s'appuyant sur vingt photos qu'elle va soigneusement décrire et détailler en retournant dans ses souvenirs les plus lointains.

Gill, la nièce de Rosamond, décide de se rendre seule dans le Shropshire afin d'organiser les obsèques de sa tante. Elle va alors découvrir l'électrophone, branché sur un magnétophone... Avec ses deux filles, elle va alors partir à la recherche de la fameuse Imogen à qui est destinée cette confession. Mais ne la trouvant pas, elle et ses filles vont alors décider d'écouter les cassettes pour découvrir les révélations de cette famille.

Jonathan Coe -que je n'avais encore jamais lu- arrive avec brio à nous mettre à la place de Gill. Comme elle, nous sommes assises à écouter le récit de Rosamond. Nous nous retrouvons dans les années 40, 50, … jusqu'à nos jours. Ce que j'ai trouvé de formidable, c'est la puissance commémorative des photos ou disons la force qu'elles ont de nous cacher et de nous dévoiler les plus sombres souvenirs... Les descriptions sont telles, que nous arrivons à « voir » ces photos. Nous faisons partie de cette histoire en spectateur averti.

Ce livre m'a au prime abord fait penser Au goût des pépins de pommes de Katharina Hagena mais Jonathan Coe, s'il parle effectivement de la mémoire et des souvenirs, a un thème bien particulier qui parcoure tout son roman : nos vies sont-elles tracées par avance ? Existe-t-il le libre-arbitre ou y a-t-il une logique qui préside à ces existences ? En bref, notre destin serait-il relié aux générations précédentes? Ne sommes-nous pas finalement liés entre nous par un fil invisible et notre vie serait-elle orientée à notre insu? Vaste question auquel l'auteur ne donne pas de vérité établie mais pose ça et là des coïncidences tout au fil du récit.

Roman, donc, que je conseille vivement. Je me suis régalée du début à la fin, et ce livre m'a laissée un étrange goût de terre et de pluie en m'emmenant dans les campagnes anglaises.

Enfin, le titre poétique ne peut nous laisser indifférent. Qu'est-ce que la pluie avant qu'elle tombe ? « C'est de l'humidité, rien de plus. » dira Rosamond jusqu'à ce que Théa -mère d'Imogen- ajoutera « Bien sûr que ça n'existe pas. C'est bien pour ça que c'est ma préférée. Une chose n'a pas besoin d'exister pour rendre les gens heureux, pas, vrai ? »

Et vous, qu'en pensez-vous ?


Ambre

lundi 12 janvier 2015

La lumière du monde


La lumière du monde. Il parle de lui, il parle de moi... Peut-être de vous ?
Je tiens à vous faire partager des extraits du livre de Christian Bobin, poète céleste,

Extraits :

« Pour ma part, j'ai parfois l'impression d'être totalement incapable d'aimer, et, en même temps, d'aimer plus que personne. Je vois très peu de monde, mais je peux être indéfiniment avec l'autre quand il est là. Quand je suis né, on m'a proposé le menu du monde, et il n'y avait rien de comestible. Mais quand l'autre est vraiment avec moi, je peux manger : je bois une gorgée d'air, je mange une cuillerée de lumière. »

« L'écriture a par essence une tendance autistique. Le poète est un autiste qui parle. […] Comme l'autiste en se taisant, le poète s'ensevelit en écrivant : il vit une gloire interne et il est mort pour le monde. »

« Encore tout enfant, j'ai quitté mon corps et je suis entré dans mes yeux. […] Je ne me suis jamais trop mêlé des affaires du monde. Je trouvais horrible le sort fait aux autres et à moi dans cette vie-là. J'étais déjà en retrait. J'avais un monde du dedans. […] J'avais en même temps un étonnement et une lassitude d'être au monde. De temps en temps l'étonnement prédominait, de temps en temps la lassitude. Si j'étais tant attiré par la lumière, c'est parce qu'il y avait un fond de ténèbres. J'étais très solitaire, plus familier des enfants que je rencontrais dans les livres que de ceux que je voyais dans la rue. La brutalité des garçons me rebutait. Les autres enfants s'accommodaient de la surface des choses avec une gaieté brutale. Moi, les groupes m'attristaient : je les ai toujours redoutés. J'étais toujours sur mes gardes. »

« Pour ma part, plus mon regard s'affine et plus mon absence est certaine. Quand j'écris, c'est comme si je n'existais plus. Le plus souvent, le temps et moi on mène une vie différente : le temps s'écoule sous mes yeux comme une rivière et pendant ce temps-là je vieillis. Dans un sens, je n'aurais pas vécu : j'aurai passé ma vie à regarder la vie. »

« Soit on est vierge dans cette vie, soit on est brûlé par elle. Soit on est au bord, soit on est au cœur. Le seul risque, c'est d'être un peu mélangé : c'est la société. Soit on est jeté dans le brasier, soit on est un enfant qui ne prend rien de cette vie parce qu'il ne peut converser qu'avec les nuages. Moi, je fais partie de cette race-là. »

« Lorsque j'étais enfant, je trouvais déjà que les choses n'allaient pas avec ce qu'on me disait d'elles. Je me tenais tout le temps à côté du monde, du côté muet de la vie qui refusait obstinément d'entrer dans la vie convenue. »

« Sitôt qu'on naît, on reçoit les éboulis de la vie. A peine nés, on se trouve sous les pylônes électriques des bruits, des conventions, du peu d'amour. La seule chance qu'on aurait, ce serait d'être élevés par des dieux. C'est effarant de voir qu'on tombe à la naissance entre des mains qui sont inexpérimentées, tremblantes, si peu sûres. Je ne suis pas une exception. Tout, dans ma vie, découle d'une première note donnée. Or, il se trouve que cette première note est sombre. Mon écriture, c'est comme une étincelle qui a tout de suite son autonomie, et qui provient pourtant du choc des matériaux les plus lourds et les plus noirs. Ce que je vis de clair est sans cesse arraché au sombre, je vais chercher mon amour jusque dans les enfers. »

« A vingt ans, il a fallu que j'accepte d'être sur terre et ça n'a pas été facile. Ainsi, à l'adolescence, j'ai commencé par écrire des poèmes qui n'étaient pas spécialement roses. […] J'étais encore dans l'univers de l'enfance, je ne voulais pas le quitter. C'était un état d'agonie. »

« Le paradis, c'est peut-être d'être sans défense sans se sentir menacé. L'écriture permet ça. La plupart du temps, je vis une vie ordinaire et étrangement menacée. Je suis comme un poisson qui a été rejeté sur le sable. J'attends que l'écriture revienne me chercher : alors je renais pour bientôt remourir. »
 
 
Ambre


lundi 5 janvier 2015

Bêêêênne année...


« Jouer, juste, rien d'autre, faire semblant ou vivre nos vies. »

Jean-luc Lagarce

Plus les années passent, plus je deviens cynique. Pourtant, j'ai toujours était d'un grand optimisme mais mes espoirs débiles se sont érodés au fil du temps pour laisser place à un côté plus aigu (tranchant?) de ma personnalité.

Ces derniers jours, tout le monde se souhaite une bonne année. Le buraliste, la boulangère, le vigile de Carrefour... Le temps d'une soirée, des gens se sont regroupés pour fêter 2015. J'ai préféré échapper à tout ça. Les « 5...4...3...2...1... Bonne année ! », très peu pour moi.

Personne ne se connaît ou on ne connaît pas tout le monde, pourtant en cet instant, tous s'embrassent en balançant ces deux mots absurdes. Accolades, regards qui pétillent en raison de l'alcool et « bonne santé surtout hein ! ».

Je fuis ce type de soirée comme la peste. Pour moi, rien de plus hypocrite. Jeter deux mots à la figure de quelqu'un pour avoir bonne conscience ou faire « mine de » n'a jamais été mon dada. D'ailleurs, beaucoup disent « bonne année » à des gens qu'ils ne connaissent pas, ne verront plus jamais ou n'apprécieraient même pas en « temps normal ».

Alors pourquoi tous ces masques ? L'amour universel ? Laissez-moi rire !

Parce qu'on leur jette des billets du haut des fenêtres d'un immeuble, des gens sont prêts à se marcher dessus, se piétiner et se tuer. Tout ça pour des billets qui n'en étaient pas... On aura beau accuser ceux qui jetaient les fameux billets ou les « forces de l'ordre qui font toujours mal leur travail », qui s'est rué pour attraper des bouts de papiers ? Qui était prêt à tuer père et mère pour le nouveau dieu de ce système gangrené ? Tout le monde.

C'est sur que bonne année prend tout son sens : « Je te souhaite une bonne année... mais si tu te mets sur mon chemin, je t'élimine car ma vie vaut plus que la tienne».

Ces deux mots sont si galvaudés que je préfère ne rien dire et voir les gens à d'autres moments. Et puis, on ne suit qu'un calendrier parmi d'autres alors... je suis rabat-joie ? Non, un peu cynique.

Et bonne année !

Ambre

jeudi 1 janvier 2015

Une nouvelle année, de nouvelles étoiles dans les yeux

A l'heure où je vous écris beaucoup sont en train de cuver. C'est en tout cas ce que l'état des rues toulousaines a donné à voir cette dernière nuit 2014. Des renforts policiers sur les places, des pompiers ici et là toute sirène dehors. Un parfum amer a coloré les langues cette nuit. Beaucoup de jeunes énervés, désenchantés... Et pour les plus âgés minuit sonné, la lumière était déjà éteinte.

Je ne peux m'empêcher d'avoir un pincement au cœur quand je pense à cette fin. Pourtant je veux garder espoir dans cette belle année qui commence. Je veux y croire et le crier haut et fort.

Ce matin le soleil est doux, le froid me pince les joues et l'âme de ma cigarette m'enveloppe de chaleur. Cette journée commence bien. Mon téléphone ne cesse de vibrer. Je ne suis pas seule. Je souris face à cette nouvelle vie.

J'ai des résolutions à prendre. Mais plutôt que de le faire d'une traite sur un parchemin interminable, je vais adopter une résolution par semaine, par mois, je vais l'ajuster, je vais me voir grandir telle que je le souhaite. Et pourtant je ne cesse de me faire entendre dire que les résolutions "bah, ça sert à rien, on les tient jamais!". Et toute cette magie alors ?

Première résolution donc: Être optimiste. Il n'y a pas de problème, il n'existe que des solutions, comme le dit le dicton.

Très belle année 2015 à vous tous. 
Cuvez bien, étirez-vous dans votre lit douillet et buvez beaucoup d'eau avant de vous faire picoter les joues par un peu de froid pour bien vous réveiller. 
Le vie est là, ouvrez lui les bras !

Oui oui je sais c'est d'un mielleux, que voulez-vous ? Un peu de sucre ne fait pas de mal !

June

jeudi 25 décembre 2014

Et le Père Noël fut ...

C'est fini pour cette année, le Père Noël a terminé sa tournée et va désormais aller hiberner ! Cette année encore j'ai été gâtée avec entre autres :



- La figurine Pop! de Fluttershy qui est toute mimi jolie et qui sera bientôt rejointe par Rainbow Dash, Twilight Sparkle et Pinkie Pie, coincées à la douane ...

- Le RPG Time and Eternity qui va me tenir éloigné de mon travail pendant quelques temps... Oui je sais c'est mal, je suis une étudiante sérieuse pourtant mais des fois, l'appel de la manette est plus fort...

- Une édition anglaise des Contes des Frères Grimms avec des illustrations et tout et tout à l'intérieur, édité Race Point Publishing
Je ferais un article sur ce bel objet une fois que je l'aurai dévoré !

Pour l'heure je vais siroter un peu de thé histoire de digérer ces derniers repas gargantuesques!

Joyeux Noël à tous !

June

lundi 22 décembre 2014

La soirée



Après un trajet chaotique dans le froid et la pluie, nous arrivons à l'appartement, transis. Nous sommes les premiers arrivés. Je dépose les sacs chargés de cadeaux dans le couloir, enlève mon manteau et mes bottes hautes et me pose dans le salon. Cinq minutes plus tard, on sonne à la porte. C'est l'ami de la famille qui vient nous saluer et m'offrir un cadeau charmant qui fait grossir les hanches.

Il repart instantanément pour se rendre dans une cave à vin et chez un traiteur, histoire de nous offrir l'apéro : vin rouge, tapas et tortilla. Nous sommes cinq dans le salon. La télévision passe des clips en sourdine tandis que nous discutons, partageons. Le rouge fait petit à petit son effet et nous rions de plus en plus. Nous apprenons une révélation qui me rend très curieuse. Je me rue dans la chambre de ma petite sœur et lance tout de go : « Il s'appelle comment ? Il a quel âge ? Il est comment ? Il.... ». Elle me raconte tandis que j'opine. Les grandes sœurs « harpies », c'est un peu nous mais ça, elle s'en doutait.

L'ami s'en va et la porte d'entrée sonne à nouveau. June est là avec son Roméo, les beaux-parents. Je lui dis : « Tu sais quoi ? Elle a un amoureux ». Elle monte les escaliers à toute allure pour en savoir plus. Nous sommes comme ça, dans la famille. Curieuses.

La soirée démarre. Sous le pied du petit sapin, les cadeaux s'entassent. Il faut chercher une place pour déposer les siens. Le deuxième apéritif commence. On essaye de se tenir à carreaux tant bien que mal. Cette fois-ci, c'est du blanc. On prend des nouvelles. Comment va untel, comment se passe la vie, là-bas, dans les autres villes.

Puis nous passons à table. Notre mère a préparé un menu de fêtes. Rouleaux de printemps revisités, plat à consonance brésilienne que je suis incapable de retenir... Les bouteilles s'enchaînent à chaque plat. Les « adultes » sont d'un côté de la table, les plus jeunes de l'autre. Les plus jeunes ? C'est nous. Nous nous mettons à prendre des stylos, à dessiner sur la nappe de papier blanc. On rit. On se raconte. Des bêtises, des âneries. C'est toujours comme ça ici. On devient des p'tites chipies qui font les quatre cent coups.

A certains moments, nous nous retrouvons dans la cuisine. Les trois sœurs ensemble. On discute, rions sous cape. On se cache en fumant des cigarettes.

Enfin le dessert arrive. Je n'en peux plus. Arrive l'échange des cadeaux . On déchire, jette les papiers colorés au sol, admirons les trouvailles, les présents. Puis c'est les embrassades, les remerciements et les « il ne fallait pas ». La soirée passe vite. Il est temps pour eux de partir. Mon Jules et moi restons là pour la nuit. On leur demande ce qu'ils vont faire le lendemain. « Vous allez au temple ? ». L'adorable belle-mère répond d'un air malicieux : « On fait péter. Pour les petits, ils ne sont pas là tout le temps. »

Après les au revoir, nous ne sommes plus que quatre, installés sur les fauteuils. Elles, sont excitées. Elles mettent l'album de Pulp fiction. Notre mère se dandine comme jamais. Puis un second album. La B.O de Grease. Scène de dandinage bis.

Je suis fatiguée. Je déclare qu'il est temps de mettre fin à tout ça. Temps d'aller se coucher, enfin. Embrassades et extinctions des feux. La soirée est désormais finie.

Il faudra attendre l'année prochaine pour revivre ce genre de moments. Nos soirées entre filles combleront cela les mois qui viendront.

Voilà à quoi ressemblent les fêtes chez nous. C'est toujours des retrouvailles, de l'impatience, des rires et des yeux qui brillent sous l'effet du vin. On taira ce qu'il ne faut pas dire. On privilégiera les blagues débiles et les bêtises. On sera les enfants de notre mère et ce retour à l'enfance nous fera du bien.

Malgré le froid et la pluie qui s'animent au dehors, ce lieu, comme un port d'attache, nous réchauffera en cette saison glaciale.

Ambre

jeudi 18 décembre 2014

Breizh



C'est au petit matin, en été, que ces douces effluves viennent nous chatouiller les narines au premier pas posé dehors. Cette douce et belle rosée qui s'efface peu à peu que le temps passe. Cet air revigorant qui est bel et bien là. Cet air qui n'est en aucun cas le même que celui de la ville. Car oui, c'est de la campagne Bretonne dont je vous parle aujourd'hui. Ce petit endroit en France, que l'on appelle « le bout du monde », ce petit endroit qui n'a rien à envier, cet endroit qui me fait rêver encore et encore.

La Bretagne, c'est aussi de longues balades le long d'un océan, déchaîné ou non, ces interminables
contemplations d'un paysage éblouissant, ce calme profond qui règne, de jour comme de nuit, et c'est dans ces moments là qu'on se dit qu'il fait bon vivre en Bretagne. Mais c'est aussi du sport, tel que du surf, du windsurf plus communément appelé planche à voile pour les débutants, ou même encore du stand up paddle, ces trois sports d'eaux qui ici ravissent et rassemblent petits et grands. Parlons peu, parlons bien, parlons de ce qui aussi ravit les papilles gustatives, venir en Bretagne, c'est aussi venir goûter ces délicieux kouign amann, ça a beau être bien gras, sachez qu'il n'y a rien de meilleur que de se faire plaisir en mangeant cette douceur. Mais il y a aussi les crêpes, plus particulièrement celle de St Guénolé dans le Finistère Sud, alors si jamais un jour vous vous y arrêtez, n'oubliez pas d'aller les goûter, je n'en ai jamais mangé d'aussi bonnes !

Alors je pense que vous savez tout maintenant, la Bretagne est un petit paradis, mon petit paradis, la magie y règne, les fées, les farfadets et les lutins veillent sur vous la nuit quand vous êtes endormis, et des légendes aussi intéressantes et stupéfiantes les unes que les autres vous y attendent pour un voyage au cœur du monde magique et féerique.

&

lundi 15 décembre 2014

Fééries et lumières


Le fameux globe installait sur la Comédie
Le vendredi 12 et samedi 13 décembre, la ville de Montpellier a organisé pour les festivités de Noël, une fête des lumières. Le principe est le même qu'à Lyon mais dure sur deux soirées et présente quatre spectacles sur les bâtiments de la ville: la préfecture, l'église St Roch, l'église St Dénis et l'hôtel St Côme. Mon Jules et moi avions décidé de nous y rendre...
Bien que les odeurs de vin chaud, d'aligot et d'autres mets festifs sur la centaine de chalets installés sur l'esplanade commençaient sérieusement à m'écœurer (des fois, trop c'est trop...), je fus émerveillée par ces animations de lumières.


Je me suis retrouvée petite fille, aux yeux remplis d'étoiles à la seule vue des fééries multicolores, drôles et poétiques. Mon cœur se serra en regardant tous ces enfants, criant, courant, regardant le spectacle. Un jour, il y a longtemps, j'étais comme eux. Je les observais vivre dans ce moment où ils croquaient le présent à pleines dents sans se soucier du reste. Ils aimaient la vie, croyaient en tout ça. A ces fêtes, à cette magie.

La nostalgie s'empara de moi en les regardant et en admirant les magnifiques lumières.
Je vous fais partager quelques photos de la ville du soleil en mode hiver.
En ce qui concerne les vidéos, les miennes n'étant pas excellentes, je vous invite à admirer ces spectacles ici et là.

Ambre

jeudi 11 décembre 2014

Une question de poids de vue



Première jambe. 
Le haut du jean glisse sur le mollet et caresse le pied.
Arrivé au genou, la deuxième jambe vient s’habiller à son tour.
Et là, c’est le branle bas de combat. 
Mains fermement accrochées de chaque côté de la taille du jean, le tissu vient lentement enfermer la peau. 
C’est parti pour des génuflexions dans tous les sens afin que le jean remonte jusqu’en haut et se ferme pour de bon.

Pas question d’aller faire pipi pendant quelques heures. 
Hors de question. 

L’achat d’un nouveau pantalon va devoir prochainement s’imposer…

Qu’est-ce qui m’est arrivé au juste ?
J’ai pris du poids.
Taille 32 il y a 3 ans, puis progressivement taille 34 puis 36-38.

Pourquoi ?
Parce que j’en ai assez de me priver.
Tout « simplement ».

Si je devais me définir, je dirais que je suis une « gourmande gloutonne ». Cela ne m’avait jamais dérangé pendant mon adolescence. Je m’en foutais. La cellulite, je la voyais et je l’oubliais aussitôt sous une tartine beurre-nutella.
Et puis ce fut l’entrée dans la vie active, la grande ville, les collègues fines, les magazines avec leurs régimes et Cie. Ce fut la chute. L’oubli de mes envies. L’oubli de qui je suis. 
Une fille sexy qui se respecte mange trois haricots et puis c'est tout, n'est-ce pas? 
Mais ce n'était pas moi. 

Il m’en aura fallu des années pour dire aujourd’hui que ça suffit.
Assez des magazines qui prônent des régimes en tout genre comme nouveau mode de vie, assez de ceux qui se moquent de la cellulite des célébrités parce que ça redore notre estime personnelle, assez de ceux enfin qui s’engagent pour que des femmes belles et en forme défilent sur les podiums et qui, dans leur page, ne montrent que des corps retouchés et émaciés.

Assez aussi des regards jetés par l’une, par l’autre dans le métro. Qui te détaillent de haut en bas.
Et oui je n'ai pas le mollet fin comme une danseuse et oui j'ai la cuisse rebondie car je fais partie de celles qui prennent sur le fessier plutôt que sur le ventre.

En vérité je veux être une femme désormais. Je veux être belle. Avoir des hanches, avoir des fesses, et prendre plaisir à malaxer ma peau lorsque j’y applique ma crème hydratante. 

Je ne veux plus compter les calories, me dire que le verre de vin là va s’insinuer dans les plis de ma peau, que la pizza que j’engloutis se verra encore dans dix ans sur mes cuisses.

Je ne veux plus de tout ça. Je veux vivre.Mais attention, je ne prône pas non plus la nourriture super riche, les grignotages intempestifs mais j'en profite. Je veux manger des pâtes avec du beurre fondu qui dégouline et du gruyère râpé ce midi ? Je ne vais pas me priver. Les légumes verts viendront quand j'en aurai ENVIE car c'est de cela qui s'agit.

Bon après soyons honnêtes, je bosse comme une tarée, je fais du sport trois fois par semaine comme une dératée et je continue de lire aussi la presse féminine car j'apprécie aussi l’artistique photographique. Exception faite des modèles amenées à faire le gorille devant l'objectif tout en prenant un air sérieux.

June

lundi 8 décembre 2014

Ils arrivent...


Il est bientôt venu le temps d'ouvrir les cadeaux de Noël et de nous émerveiller devant tant de choses plus merveilleuses les unes que les autres. Ces petites attentions que nous portons au moment de Noël à nos êtres aimés, réveillant en nous de doux émois, une chaleur et une magie enfantine peu importe l'âge.

Comme chaque année, petits et grands écrivent leurs lettres au père Noël, que ce soit en français, en anglais, en allemand et même en latin pour certains si cela les amusent. Pour ma part, ce fut des lettres en anglais, et ce fut un moment magique qui me rappelait toutes les lettres que j'ai pu écrire étant enfant, avec mon âme innocente étant persuadée qu'un gros monsieur habillé de rouge et blanc allait descendre de mon étroite cheminée. Que l'on peut être naïf quand on est enfant. Et puis vînt le moment où mes chers frères et sœurs m'ont fait comprendre que le gros monsieur était en fait cette ravissante maman qui plaçait nos cadeaux sous le sapin, mais la magie de Noël n'est pourtant pas partie en fumée. Mon âme d'enfant à la main, j'ai décidé que je perpétuerai la tradition de la lettre, en précisant que j'ai été très sage, ce qui n'était pas toujours le cas, mais dès fois, il faut bien faire impasse sur nos petites bêtises pour ne pas gâcher cette magie qui nous rend joyeux.

Il sera bientôt venu le temps d'ouvrir les cadeaux de Noël et de nous regarder les uns les autres, admirant les sourires, les clins d’œils, et tout ce qui va avec, car Noël c'est ça, c'est une magie qui s'engouffre dans nos cœurs durant un jour voir plus, nous laissant oublier nos tracas faisant place à une joie incomparable.
&

jeudi 4 décembre 2014

Birchbox aime le mois de Décembre

Et moi j'aime Birchbox de me sauver la mise car pour tout t'avouer, toi petit(e) lecteur(rice) assidu(e), je n'avais aucune idée d'article pour cette semaine. Oui je sais, Shame on me !
Que voulez-vous, le quotidien, le boulot, le dodo et tout s'enchaine dans la semaine...et je n'en suis pas très fière.

Du coup j'ai vaillamment sauté de joie devant ma boîte aux lettres ce soir en découvrant le colis de Birchbox. J'ai couiné de plaisir aussi par la même occasion. Tant qu'à faire.



Et en l'ouvrant j'ai encore plus piaillé quand j'ai vu le contenu. Je me demandais d'ailleurs si pour les fêtes la boîte habituelle ne serait pas rougeoyante ou étoilée. Eh ben j'avais tout faux. Et oui ça m'arrive. Rarement comme toute femme qui se respecte, donc c'est à noter.


Pour ce mois-ci c'est donc une belle pochette, bien grande, couleur bleu nuit et dorée qui contient tout plein de petits produits:


- Une crème pour les mains qui fortifie les ongles et hydrate à fond les ballons grâce aux richesses des fèves de cacao de Natural Brasil, Ekos.


- Un vaporisateur multifonctions pour les cheveux qui coiffe et protège de Beauty Protector. Fini le poil revêche sur la tête qui rebique!


- Un gommage visage de Huygens à la verveine avec des ingrédients à 99% bio.


- Un stylo ombre à paupières de Laura Mercier.

 - Un mascara de Modelco pour papilloner toute la soirée !


C'est Noel avant l'heure avec Birchbox et pour 13 euros c'est beaucoup plus qu'honnête. Foncez si vous n'avez pas encore craqué !


June