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lundi 23 février 2015

Les tentacules

Résumé:
 
Ce recueil de poèmes est l'expression de la plus pure angoisse qui sommeille en chacun de nous. Chaque poème est une tentacule qui nous enlace et nous berce dans le noir sépulcral. Ce recueil est un monstre mais exprimer les ténèbres apporte parfois la délivrance.
 
Découvrez le premier recueil de poèmes d'Anouk Goby sur l'universelle angoisse.
 
A lire et à relire.
 
Disponible ici sur le site de l'éditeur et sur les autres sites fnac, chapitre, etc.
 
Ambre

lundi 19 janvier 2015

La pluie, avant qu'elle tombe


Alors que je me promenais dans les rayonnages de Gibert Joseph à la recherche d'une petite perle qui m'emmènerais loin de mon train-train habituel, je suis tombée sur ce livre : La pluie, avant qu'elle tombe de Jonathan Coe.

Ni une ni deux, je me suis mise à ma lecture. L'auteur relate l'histoire de trois générations de femme à travers une confession enregistrée de Rosamond. Cette femme au récit douloureux décide, avant de se suicider, de s'adresser à une mystérieuse personne, Imogen et de lui révéler son histoire en s'appuyant sur vingt photos qu'elle va soigneusement décrire et détailler en retournant dans ses souvenirs les plus lointains.

Gill, la nièce de Rosamond, décide de se rendre seule dans le Shropshire afin d'organiser les obsèques de sa tante. Elle va alors découvrir l'électrophone, branché sur un magnétophone... Avec ses deux filles, elle va alors partir à la recherche de la fameuse Imogen à qui est destinée cette confession. Mais ne la trouvant pas, elle et ses filles vont alors décider d'écouter les cassettes pour découvrir les révélations de cette famille.

Jonathan Coe -que je n'avais encore jamais lu- arrive avec brio à nous mettre à la place de Gill. Comme elle, nous sommes assises à écouter le récit de Rosamond. Nous nous retrouvons dans les années 40, 50, … jusqu'à nos jours. Ce que j'ai trouvé de formidable, c'est la puissance commémorative des photos ou disons la force qu'elles ont de nous cacher et de nous dévoiler les plus sombres souvenirs... Les descriptions sont telles, que nous arrivons à « voir » ces photos. Nous faisons partie de cette histoire en spectateur averti.

Ce livre m'a au prime abord fait penser Au goût des pépins de pommes de Katharina Hagena mais Jonathan Coe, s'il parle effectivement de la mémoire et des souvenirs, a un thème bien particulier qui parcoure tout son roman : nos vies sont-elles tracées par avance ? Existe-t-il le libre-arbitre ou y a-t-il une logique qui préside à ces existences ? En bref, notre destin serait-il relié aux générations précédentes? Ne sommes-nous pas finalement liés entre nous par un fil invisible et notre vie serait-elle orientée à notre insu? Vaste question auquel l'auteur ne donne pas de vérité établie mais pose ça et là des coïncidences tout au fil du récit.

Roman, donc, que je conseille vivement. Je me suis régalée du début à la fin, et ce livre m'a laissée un étrange goût de terre et de pluie en m'emmenant dans les campagnes anglaises.

Enfin, le titre poétique ne peut nous laisser indifférent. Qu'est-ce que la pluie avant qu'elle tombe ? « C'est de l'humidité, rien de plus. » dira Rosamond jusqu'à ce que Théa -mère d'Imogen- ajoutera « Bien sûr que ça n'existe pas. C'est bien pour ça que c'est ma préférée. Une chose n'a pas besoin d'exister pour rendre les gens heureux, pas, vrai ? »

Et vous, qu'en pensez-vous ?


Ambre

lundi 12 janvier 2015

La lumière du monde


La lumière du monde. Il parle de lui, il parle de moi... Peut-être de vous ?
Je tiens à vous faire partager des extraits du livre de Christian Bobin, poète céleste,

Extraits :

« Pour ma part, j'ai parfois l'impression d'être totalement incapable d'aimer, et, en même temps, d'aimer plus que personne. Je vois très peu de monde, mais je peux être indéfiniment avec l'autre quand il est là. Quand je suis né, on m'a proposé le menu du monde, et il n'y avait rien de comestible. Mais quand l'autre est vraiment avec moi, je peux manger : je bois une gorgée d'air, je mange une cuillerée de lumière. »

« L'écriture a par essence une tendance autistique. Le poète est un autiste qui parle. […] Comme l'autiste en se taisant, le poète s'ensevelit en écrivant : il vit une gloire interne et il est mort pour le monde. »

« Encore tout enfant, j'ai quitté mon corps et je suis entré dans mes yeux. […] Je ne me suis jamais trop mêlé des affaires du monde. Je trouvais horrible le sort fait aux autres et à moi dans cette vie-là. J'étais déjà en retrait. J'avais un monde du dedans. […] J'avais en même temps un étonnement et une lassitude d'être au monde. De temps en temps l'étonnement prédominait, de temps en temps la lassitude. Si j'étais tant attiré par la lumière, c'est parce qu'il y avait un fond de ténèbres. J'étais très solitaire, plus familier des enfants que je rencontrais dans les livres que de ceux que je voyais dans la rue. La brutalité des garçons me rebutait. Les autres enfants s'accommodaient de la surface des choses avec une gaieté brutale. Moi, les groupes m'attristaient : je les ai toujours redoutés. J'étais toujours sur mes gardes. »

« Pour ma part, plus mon regard s'affine et plus mon absence est certaine. Quand j'écris, c'est comme si je n'existais plus. Le plus souvent, le temps et moi on mène une vie différente : le temps s'écoule sous mes yeux comme une rivière et pendant ce temps-là je vieillis. Dans un sens, je n'aurais pas vécu : j'aurai passé ma vie à regarder la vie. »

« Soit on est vierge dans cette vie, soit on est brûlé par elle. Soit on est au bord, soit on est au cœur. Le seul risque, c'est d'être un peu mélangé : c'est la société. Soit on est jeté dans le brasier, soit on est un enfant qui ne prend rien de cette vie parce qu'il ne peut converser qu'avec les nuages. Moi, je fais partie de cette race-là. »

« Lorsque j'étais enfant, je trouvais déjà que les choses n'allaient pas avec ce qu'on me disait d'elles. Je me tenais tout le temps à côté du monde, du côté muet de la vie qui refusait obstinément d'entrer dans la vie convenue. »

« Sitôt qu'on naît, on reçoit les éboulis de la vie. A peine nés, on se trouve sous les pylônes électriques des bruits, des conventions, du peu d'amour. La seule chance qu'on aurait, ce serait d'être élevés par des dieux. C'est effarant de voir qu'on tombe à la naissance entre des mains qui sont inexpérimentées, tremblantes, si peu sûres. Je ne suis pas une exception. Tout, dans ma vie, découle d'une première note donnée. Or, il se trouve que cette première note est sombre. Mon écriture, c'est comme une étincelle qui a tout de suite son autonomie, et qui provient pourtant du choc des matériaux les plus lourds et les plus noirs. Ce que je vis de clair est sans cesse arraché au sombre, je vais chercher mon amour jusque dans les enfers. »

« A vingt ans, il a fallu que j'accepte d'être sur terre et ça n'a pas été facile. Ainsi, à l'adolescence, j'ai commencé par écrire des poèmes qui n'étaient pas spécialement roses. […] J'étais encore dans l'univers de l'enfance, je ne voulais pas le quitter. C'était un état d'agonie. »

« Le paradis, c'est peut-être d'être sans défense sans se sentir menacé. L'écriture permet ça. La plupart du temps, je vis une vie ordinaire et étrangement menacée. Je suis comme un poisson qui a été rejeté sur le sable. J'attends que l'écriture revienne me chercher : alors je renais pour bientôt remourir. »
 
 
Ambre


jeudi 6 novembre 2014

De l’amour et des ptits cœurs partout \o/



Je ne sais pas pourquoi mais en ce moment c’est le printemps dans ma tête. 
Le week-end dernier j’ai rangé ma maisonnée. 
Les rossignols chantent dans mes oreilles (à moins que je ne devienne cinglée) et je continue à m’habiller avec légèreté alors que la température a chuté de dix degrés et que les arbres commencent à se mortifier…

Allez savoir. Je vis en décalé mais ce n’est pas une première. 

J’ai ainsi plongé mes mains dans mes bibliothèques, caressé les couvertures et me suis retrouvée à faire une pyramide des bouquins que je n’avais pas encore lu. Et quand je dis pyramide ce n’est pas un euphémisme. Pourtant je les aime ces livres que je n’ai pas encore découvert. Ou mangé devrais-je dire car un livre ne se lit pas n’importe quand, sous n’importe quelle humeur. C’est comme manger du chocolat alors que vous savez pertinemment que vous avez envie d’une pizza.

Je les ai pesés et les lettres d’amour de "grandes personnes", hommes et femmes, m’ont enveloppée. J'ai d'ailleurs l'impression d'être une petite fille qui est allée se faufiler dans la bibliothèque de son grand-père quand j'écris ces mots.

J’ai d’abord commencé Love letters of Great Men qui regroupe des lettres d’Oscar Wilde, de Victor Hugo, de John Keats, de Mozart ou encore de Beethoven.
C’est d’ailleurs assez étrange de lire des textes de grands écrivains français en anglais mais c’est une autre douceur des mots.
C’est lettres sont très belles. Très sincères. Néanmoins, il y a des coureurs de jupons fortement avérés dans ce recueil et parfois je n’ai pu m’empêcher de me questionner sur leur honnêteté. En même temps, le cœur a des folies éphémères et c’est ce qui pimente aussi la vie. 

Du côté des Love letters of Great Women l’introduction explique très bien le contexte et les enjeux de l’écriture chez les femmes qui ont du se battre plusieurs siècles pour se voir reconnaitre une place dans ce monde. Plus que de l’amour qui apparait dans ces lettres c’est aussi un mouvement de libération des femmes. Par ailleurs, suivant les siècles, aller contre les conventions pour une femme était dangereux. Elle pouvait tout perdre en décidant de suivre l’homme de sa vie. Sa réputation. Sa famille. Son statut. Alors qu’un homme avait plus de libertés.
Ce deuxième recueil offre une porte dans l’intimité de George Sand, de la Reine Victoria, d’Emily Dickinson et de bien d’autres. 

Au-delà ces deux volumes sont beaux de par leur qualité du papier et de la couverture. Comme de vieux livres. Les pages jaunies et tachées en moins.
Je vous les conseille fortement. Ces lettres sont des bijoux dans cette époque où les textos et les déclarations par mail se multiplient au détriment de la mélodie de la plume qui glisse sur les feuilles vierges d’imagination…


You - my Life - my All - farewell
Oh, go on loving me - never doubt 
the faithfullest heart 
Of your beloved
L
Ever thine
Ever mine
Ever ours. 

Ludwig Van Beethoven
To his unnamed "immortal beloved"

June

lundi 27 octobre 2014

La couleur de l'air


La nouvelle bande-dessinée d'Enki Bilal est enfin arrivée ! Sortie le 22 octobre, La couleur de l'air clôt la trilogie « Coup de sang » commencée avec Animal'z (2009) puis Julia et Roem (2011).

Ma rencontre avec Bilal a débuté il y a quelques années. J'ai d'abord découvert La femme piège (1986) et me suis mise à me peindre les ongles en bleu comme Jill Bioskop, devenue l'héroïne de mon imagination galopante. J'ai de suite été marquée par ses coups de crayon. L'œuvre de Bilal est hybride et ressemble très souvent à de la politique-fiction. Il se nourrit des évolutions géopolitiques, écologiques et scientifiques de notre planète avec toujours, une base réaliste à ses univers futuristes.


Artiste contemporain, il défend une conception esthétique du rapport image-texte. Il a effectué une véritable rupture avec la B.D traditionnelle dès sa première parution en 1972. Avec La foire aux immortels (1980), il met de la couleur directe, mêlant peinture, crayons et pastels. C'est une innovation pour l'époque et il fut souvent -et aujourd'hui encore- décrié par certains. Car la peinture chez Enki Bilal crée un univers graphique reconnaissable entre tous.

Cet autodidacte devenu populaire s'est nourri des textes littéraires comme ceux de Lovercraft, Perec ou Baudelaire. Parti de Yougoslavie à neuf ans, la littérature fut pour lui un véhicule pour apprendre le français. Il est d'ailleurs le seul auteur de bande-dessinée à avoir été distingué littérairement. Pour lui, pas de scénario, mais de l'écriture. Elle fait partie intégrante du dessin et lui donne un sens nouveau.

Ce n'est pas un artiste cloisonné. Dès le début, il a dynamité les frontières qui séparaient bande-dessiné et peinture. Il a réalisé des films, explorant toujours plus loin l'esthétisme sous toutes ses formes. Son œuvre est puissante, étrange et transcende les désordres du monde qu'il met en scène.

La trilogie « Coup de sang » est composé esthétiquement selon la nature des trois éléments : mer, terre, air. C'est une fable onirique plus positive et moins sombre que la Tétralogie du monstre.

Dans Animal'z, il est question de mer avec un papier gris vert. Il relate le récit de notre futur où un dérèglement climatique s'est brutalement généralisé. Sur cette planète en colère où évoluent des animaux génétiquement modifiés, quelques personnages tentent de survivre.


L'album suivant, Julia et Roem, agit sur les sentiments -shakespeariens- et la terre-mère et dévoile un Velin plus brun. Après la catastrophe relatée dans le premier tome, la planète semble s'apaiser et se recomposer lentement. Les survivants apprennent à s'organiser et une singulière histoire d'amour apparaît.


Enfin, dans La couleur de l'air, c'est avec un gris bleu foncé dans un ciel sans dessus dessous ponctué d'immenses masses nuageuses aux allures menaçantes que progresse un Zeppelin et son équipage incongru. Au même moment, les personnages des deux tomes précédents sont eux aussi mis en mouvement comme mus par un appel secret qui les mènera à une réinitialisation du genre humain...

Je n'en dévoilerais pas plus sur son contenu car il est particulièrement fantastique... Le jour même de sa sortie, je suis partie l'acheter et l'ai dévorée une heure plus tard posée sur le lit...

Enki Bilal provoque attirance et répulsion. Il restera pour moi un artiste incontestable qui décrypte l'actualité dans un monde futuriste, psychologiquement complexe avec une esthétique hors norme qui dévoile des zèbres domestiques, des femmes nues ou des personnages à tête d'animaux dans une beauté troublante. Échappant aux normes en vigueur, il fascine et nous transporte dans un univers en déchirement perpétuel chargé de romanesque et d'expérimentations.

Alors si vous ne le connaissez pas, découvrez au plus vite son travail qui ne vous laissera pas indifférent et vous emmènera en dehors des stéréotypes dans une beauté bilalienne à couper le souffle...

Ambre

jeudi 23 octobre 2014

Le goût des pépins de pomme de Katharina Hagena



Très sincèrement ce titre ne m’a jamais attirée. Il me suffit déjà de voir mon homme manger goulument la totalité d’une pomme avec trognon et compagnie pour faire la grimace. Alors quand j’ai lu ce titre … vous m’avez compris.

Et pourtant, ce livre est un ptit bout de saveur acidulée à déguster au moins une fois dans sa vie. 

Le récit débute sur le décès de Bertha, mère de trois filles, et grand-mère d’Iris, la narratrice. 
Lorsque s’ouvre la succession, Iris apprend que sa grand-mère lui a légué sa maison située dans un petit village allemand. 
Malgré ses obligations professionnelles, Iris
prend quelques jours afin de se rendre dans cette vieille bâtisse poussiéreuse afin de se décider à accepter ou non cet héritage.

Les robes du passé reprennent vie, les souvenirs d’enfance et les secrets restés en suspens pendant tant d’années refont surface. Quel est ce vieil homme qui a entretenu cette maison pendant tant d’années ? Pourquoi ? Quelle relation avait-il avec sa grand-mère ? Qui étaient ses tantes et sa mère plus jeunes ? Qui est Iris aujourd’hui ?   
  
L’auteure écrit le récit de vie de plusieurs femmes issues de trois générations, elle pose des énigmes auxquelles Iris répond progressivement. Le lecteur plonge avec elle dans ce lac bordé par la forêt allemande. Tout est caresse dans ce roman d’une belle sensualité piquée de touche d’humour ici et là lorsqu’Iris retrouve cet homme si particulier qui constellait son enfance et qui refait aujourd’hui surface.   

La narratrice se dévoile avec beaucoup de douceur dans ce roman. Bibliothécaire, elle raconte comment elle aimait lire et manger en même temps étant plus jeune, ce qui explique ses belles rondeurs aujourd’hui. Elle décrit ses associations de mets et de genre littéraire et donne sérieusement envie de faire pareil.
Se caler dans son canapé avec un plaid et grignoter des myrtilles tout en lisant un roman. Pourquoi pas ? 

Ce livre est aussi une belle déclaration d’amour aux mots. Iris conte comment elle collectionnait ceux-ci dans un cahier de vocabulaire. Les « beaux mots », les « mots laids », les « mots trompeurs », « intervertis », secrets ». J’ai trouvé cette idée particulièrement poétique.
Ni une, ni deux je commençais un nouveau carnet. 

C’est ce que fais ce roman je pense. Il marque et malgré les mois qui passent il laisse ce goût de pépins de pomme dans la bouche comme un bonbon qui fondrait doucement sous la langue.

 June

jeudi 16 octobre 2014

Notre-Dame de Paris & Benjamin Lacombe



La nuit est bruyante sous le chant du vent balayant les branches des arbres. La tempête gronde au loin. Je me faufile dans mon lit un gros livre sous le bras, une lampe torche dans l’autre. Il est tard. Les chats ronronnent lovés l’un contre l’autre. 

Assise en tailleur sous la couette, j’ouvre le livre et disparait dans les rues de Paris aux côtés d’Esméralda qui virevoltent sous les traits fins du dessinateur Benjamin Lacombe.
La suivant telle une ombre, je la vois danser puis courir dans les ruelles de Paris jusqu’à rejoindre la Cour des Miracles. 
Ensorcelante, elle rencontre tour à tour Quasimodo et Phoebus tandis que Frollo se tapit dans l’ombre. 

L’heure galope, il faudrait dormir mais Esméralda m’attrape maintenant la main et me fait courir avec elle sous le clocher de Notre Dame…
 
A l’occasion des 850 ans du célèbre roman Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, Benjamin Lacombe s’était attelé à une tâche ardue d’illustrer cette œuvre magistrale composée de onze livres.
Réédité en 2013 par Soleil dans sa collection Métamorphose, ce livre de près de 600 pages rend hommage au travail titanesque de Victor Hugo qui nous présente Paris au Moyen-âge. Riche de détails l’écriture m’a transportée dans la ville avec son architecture et sa construction si particulières. 

Le livre en lui-même est un bel objet. Il est lourd donnant l'impression d'être un grimoire avec ses dorures et son papier doux.  Les dessins sont d'une grande qualité avec des détails à n'en plus finir.
C'est donc une belle rencontre que cet ouvrage réalise, nous laissant oublier qu'il existe 850 ans entre les deux artistes.

June

mercredi 27 août 2014

Petit cahier d'exercices d'acceptation de son corps



À l’heure où les cahiers de vacances sont désormais quasiment oubliés (sauf par les parents), certaines ont peut –être eu l’occasion de croiser dans les rayonnages de librairie les Petits cahiers d’exercices des Editions Jouvence. 

Essentiellement axés sur le développement personnel, ces cahiers de 64 pages proposent une réflexion sur notre façon d’être face au monde. 

Le petit cahier d’exercice d’acceptation de son corps en est d’ailleurs un bon exemple. Il attiré mon regard à plusieurs reprises mais c’est Ambre qui me l’a offert lors de notre dernière rencontre. Il expose ce qu’est l’image du corps, ce qu’il reflète pour nous et pour les autres. S’ensuivent des exercices de coloriages, des quizz, des temps de réflexions pour cerner la façon dont nous nous percevons et comment nous pouvons nous accepter progressivement. Le but est d’arrêter de se trouver trop … ou pas assez …

Bien évidemment il faut que la démarche vienne de soi car certains exercices font grincer des dents. Quand on a du mal à aimer ce que nous sommes, ce doit être compliqué de le voir ressortir en lettre rouge alors que nous l’avons dans nos pensées tous les jours. Mais passer cette étape peut-être un premier pas, une victoire car soyons honnêtes (même si c’est plus facile à écrire qu’à appliquer), ce sont quand même nos petits « défauts » (que personne ne voit la plupart du temps) qui nous rendent uniques. 

Et très franchement qui veut ressembler à une pub passée sous Photoshop ?

D’autres volumes sont parus tels que Petit cahier d'exercices « pour être sexy, zen et happy » (rien que ça), le Petit cahier d'exercices « de bienveillance envers soi-même », le Petit cahier d'exercices « pour s'affirmer et enfin oser dire non » et j’en passe.
Au prix de 6,90 euros, pourquoi ne pas se laisser tenter quelques minutes par jour en sirotant son thé pendant que le chat ronronne contre votre hanche décidément très confortable pour lui ?

J'adore !
 June