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jeudi 1 janvier 2015

Une nouvelle année, de nouvelles étoiles dans les yeux

A l'heure où je vous écris beaucoup sont en train de cuver. C'est en tout cas ce que l'état des rues toulousaines a donné à voir cette dernière nuit 2014. Des renforts policiers sur les places, des pompiers ici et là toute sirène dehors. Un parfum amer a coloré les langues cette nuit. Beaucoup de jeunes énervés, désenchantés... Et pour les plus âgés minuit sonné, la lumière était déjà éteinte.

Je ne peux m'empêcher d'avoir un pincement au cœur quand je pense à cette fin. Pourtant je veux garder espoir dans cette belle année qui commence. Je veux y croire et le crier haut et fort.

Ce matin le soleil est doux, le froid me pince les joues et l'âme de ma cigarette m'enveloppe de chaleur. Cette journée commence bien. Mon téléphone ne cesse de vibrer. Je ne suis pas seule. Je souris face à cette nouvelle vie.

J'ai des résolutions à prendre. Mais plutôt que de le faire d'une traite sur un parchemin interminable, je vais adopter une résolution par semaine, par mois, je vais l'ajuster, je vais me voir grandir telle que je le souhaite. Et pourtant je ne cesse de me faire entendre dire que les résolutions "bah, ça sert à rien, on les tient jamais!". Et toute cette magie alors ?

Première résolution donc: Être optimiste. Il n'y a pas de problème, il n'existe que des solutions, comme le dit le dicton.

Très belle année 2015 à vous tous. 
Cuvez bien, étirez-vous dans votre lit douillet et buvez beaucoup d'eau avant de vous faire picoter les joues par un peu de froid pour bien vous réveiller. 
Le vie est là, ouvrez lui les bras !

Oui oui je sais c'est d'un mielleux, que voulez-vous ? Un peu de sucre ne fait pas de mal !

June

jeudi 25 décembre 2014

Et le Père Noël fut ...

C'est fini pour cette année, le Père Noël a terminé sa tournée et va désormais aller hiberner ! Cette année encore j'ai été gâtée avec entre autres :



- La figurine Pop! de Fluttershy qui est toute mimi jolie et qui sera bientôt rejointe par Rainbow Dash, Twilight Sparkle et Pinkie Pie, coincées à la douane ...

- Le RPG Time and Eternity qui va me tenir éloigné de mon travail pendant quelques temps... Oui je sais c'est mal, je suis une étudiante sérieuse pourtant mais des fois, l'appel de la manette est plus fort...

- Une édition anglaise des Contes des Frères Grimms avec des illustrations et tout et tout à l'intérieur, édité Race Point Publishing
Je ferais un article sur ce bel objet une fois que je l'aurai dévoré !

Pour l'heure je vais siroter un peu de thé histoire de digérer ces derniers repas gargantuesques!

Joyeux Noël à tous !

June

lundi 22 décembre 2014

La soirée



Après un trajet chaotique dans le froid et la pluie, nous arrivons à l'appartement, transis. Nous sommes les premiers arrivés. Je dépose les sacs chargés de cadeaux dans le couloir, enlève mon manteau et mes bottes hautes et me pose dans le salon. Cinq minutes plus tard, on sonne à la porte. C'est l'ami de la famille qui vient nous saluer et m'offrir un cadeau charmant qui fait grossir les hanches.

Il repart instantanément pour se rendre dans une cave à vin et chez un traiteur, histoire de nous offrir l'apéro : vin rouge, tapas et tortilla. Nous sommes cinq dans le salon. La télévision passe des clips en sourdine tandis que nous discutons, partageons. Le rouge fait petit à petit son effet et nous rions de plus en plus. Nous apprenons une révélation qui me rend très curieuse. Je me rue dans la chambre de ma petite sœur et lance tout de go : « Il s'appelle comment ? Il a quel âge ? Il est comment ? Il.... ». Elle me raconte tandis que j'opine. Les grandes sœurs « harpies », c'est un peu nous mais ça, elle s'en doutait.

L'ami s'en va et la porte d'entrée sonne à nouveau. June est là avec son Roméo, les beaux-parents. Je lui dis : « Tu sais quoi ? Elle a un amoureux ». Elle monte les escaliers à toute allure pour en savoir plus. Nous sommes comme ça, dans la famille. Curieuses.

La soirée démarre. Sous le pied du petit sapin, les cadeaux s'entassent. Il faut chercher une place pour déposer les siens. Le deuxième apéritif commence. On essaye de se tenir à carreaux tant bien que mal. Cette fois-ci, c'est du blanc. On prend des nouvelles. Comment va untel, comment se passe la vie, là-bas, dans les autres villes.

Puis nous passons à table. Notre mère a préparé un menu de fêtes. Rouleaux de printemps revisités, plat à consonance brésilienne que je suis incapable de retenir... Les bouteilles s'enchaînent à chaque plat. Les « adultes » sont d'un côté de la table, les plus jeunes de l'autre. Les plus jeunes ? C'est nous. Nous nous mettons à prendre des stylos, à dessiner sur la nappe de papier blanc. On rit. On se raconte. Des bêtises, des âneries. C'est toujours comme ça ici. On devient des p'tites chipies qui font les quatre cent coups.

A certains moments, nous nous retrouvons dans la cuisine. Les trois sœurs ensemble. On discute, rions sous cape. On se cache en fumant des cigarettes.

Enfin le dessert arrive. Je n'en peux plus. Arrive l'échange des cadeaux . On déchire, jette les papiers colorés au sol, admirons les trouvailles, les présents. Puis c'est les embrassades, les remerciements et les « il ne fallait pas ». La soirée passe vite. Il est temps pour eux de partir. Mon Jules et moi restons là pour la nuit. On leur demande ce qu'ils vont faire le lendemain. « Vous allez au temple ? ». L'adorable belle-mère répond d'un air malicieux : « On fait péter. Pour les petits, ils ne sont pas là tout le temps. »

Après les au revoir, nous ne sommes plus que quatre, installés sur les fauteuils. Elles, sont excitées. Elles mettent l'album de Pulp fiction. Notre mère se dandine comme jamais. Puis un second album. La B.O de Grease. Scène de dandinage bis.

Je suis fatiguée. Je déclare qu'il est temps de mettre fin à tout ça. Temps d'aller se coucher, enfin. Embrassades et extinctions des feux. La soirée est désormais finie.

Il faudra attendre l'année prochaine pour revivre ce genre de moments. Nos soirées entre filles combleront cela les mois qui viendront.

Voilà à quoi ressemblent les fêtes chez nous. C'est toujours des retrouvailles, de l'impatience, des rires et des yeux qui brillent sous l'effet du vin. On taira ce qu'il ne faut pas dire. On privilégiera les blagues débiles et les bêtises. On sera les enfants de notre mère et ce retour à l'enfance nous fera du bien.

Malgré le froid et la pluie qui s'animent au dehors, ce lieu, comme un port d'attache, nous réchauffera en cette saison glaciale.

Ambre

lundi 15 décembre 2014

Fééries et lumières


Le fameux globe installait sur la Comédie
Le vendredi 12 et samedi 13 décembre, la ville de Montpellier a organisé pour les festivités de Noël, une fête des lumières. Le principe est le même qu'à Lyon mais dure sur deux soirées et présente quatre spectacles sur les bâtiments de la ville: la préfecture, l'église St Roch, l'église St Dénis et l'hôtel St Côme. Mon Jules et moi avions décidé de nous y rendre...
Bien que les odeurs de vin chaud, d'aligot et d'autres mets festifs sur la centaine de chalets installés sur l'esplanade commençaient sérieusement à m'écœurer (des fois, trop c'est trop...), je fus émerveillée par ces animations de lumières.


Je me suis retrouvée petite fille, aux yeux remplis d'étoiles à la seule vue des fééries multicolores, drôles et poétiques. Mon cœur se serra en regardant tous ces enfants, criant, courant, regardant le spectacle. Un jour, il y a longtemps, j'étais comme eux. Je les observais vivre dans ce moment où ils croquaient le présent à pleines dents sans se soucier du reste. Ils aimaient la vie, croyaient en tout ça. A ces fêtes, à cette magie.

La nostalgie s'empara de moi en les regardant et en admirant les magnifiques lumières.
Je vous fais partager quelques photos de la ville du soleil en mode hiver.
En ce qui concerne les vidéos, les miennes n'étant pas excellentes, je vous invite à admirer ces spectacles ici et .

Ambre

jeudi 11 décembre 2014

Une question de poids de vue



Première jambe. 
Le haut du jean glisse sur le mollet et caresse le pied.
Arrivé au genou, la deuxième jambe vient s’habiller à son tour.
Et là, c’est le branle bas de combat. 
Mains fermement accrochées de chaque côté de la taille du jean, le tissu vient lentement enfermer la peau. 
C’est parti pour des génuflexions dans tous les sens afin que le jean remonte jusqu’en haut et se ferme pour de bon.

Pas question d’aller faire pipi pendant quelques heures. 
Hors de question. 

L’achat d’un nouveau pantalon va devoir prochainement s’imposer…

Qu’est-ce qui m’est arrivé au juste ?
J’ai pris du poids.
Taille 32 il y a 3 ans, puis progressivement taille 34 puis 36-38.

Pourquoi ?
Parce que j’en ai assez de me priver.
Tout « simplement ».

Si je devais me définir, je dirais que je suis une « gourmande gloutonne ». Cela ne m’avait jamais dérangé pendant mon adolescence. Je m’en foutais. La cellulite, je la voyais et je l’oubliais aussitôt sous une tartine beurre-nutella.
Et puis ce fut l’entrée dans la vie active, la grande ville, les collègues fines, les magazines avec leurs régimes et Cie. Ce fut la chute. L’oubli de mes envies. L’oubli de qui je suis. 
Une fille sexy qui se respecte mange trois haricots et puis c'est tout, n'est-ce pas? 
Mais ce n'était pas moi. 

Il m’en aura fallu des années pour dire aujourd’hui que ça suffit.
Assez des magazines qui prônent des régimes en tout genre comme nouveau mode de vie, assez de ceux qui se moquent de la cellulite des célébrités parce que ça redore notre estime personnelle, assez de ceux enfin qui s’engagent pour que des femmes belles et en forme défilent sur les podiums et qui, dans leur page, ne montrent que des corps retouchés et émaciés.

Assez aussi des regards jetés par l’une, par l’autre dans le métro. Qui te détaillent de haut en bas.
Et oui je n'ai pas le mollet fin comme une danseuse et oui j'ai la cuisse rebondie car je fais partie de celles qui prennent sur le fessier plutôt que sur le ventre.

En vérité je veux être une femme désormais. Je veux être belle. Avoir des hanches, avoir des fesses, et prendre plaisir à malaxer ma peau lorsque j’y applique ma crème hydratante. 

Je ne veux plus compter les calories, me dire que le verre de vin là va s’insinuer dans les plis de ma peau, que la pizza que j’engloutis se verra encore dans dix ans sur mes cuisses.

Je ne veux plus de tout ça. Je veux vivre.Mais attention, je ne prône pas non plus la nourriture super riche, les grignotages intempestifs mais j'en profite. Je veux manger des pâtes avec du beurre fondu qui dégouline et du gruyère râpé ce midi ? Je ne vais pas me priver. Les légumes verts viendront quand j'en aurai ENVIE car c'est de cela qui s'agit.

Bon après soyons honnêtes, je bosse comme une tarée, je fais du sport trois fois par semaine comme une dératée et je continue de lire aussi la presse féminine car j'apprécie aussi l’artistique photographique. Exception faite des modèles amenées à faire le gorille devant l'objectif tout en prenant un air sérieux.

June

lundi 1 décembre 2014

Compte à rebours...


Le 1er décembre ou le début du compte à rebours...

C'est parti pour démarrer les préparatifs des fêtes de fin d'année.
Aujourd'hui, nombre d'enfants (et jeunes adultes...) ont ouvert ce matin la première case de leur calendrier de l'avent. Certains feront même le sapin en famille. Ils poseront les boules puis les guirlandes et le cadet posera l'étoile au sommet de l'arbre, ses yeux luisants comme des astres.
Les gens commencent à s'activer à la recherche de présents pour les êtres qui leurs sont chers. Les enfants écrivent des listes au Père Noël ou découpent dans des catalogues colorés des images rêvées qu'ils désirent ardemment.
Tout le monde bouge, court, vit en ce mois de décembre. On se remet à espérer, on rêve de fééries. On se balade au marché de Noël, admirant les multiples décorations, les objets emprunts de magie et de splendeur. On se délecte des odeurs de marrons chauds, emmitouflé dans un gros pull. On sent les odeurs de sucre nous titiller les narines et le vin chaud nous réchauffer l'estomac.
On lève la tête pour admirer les lumières nocturnes, l'immense sapin au centre-ville qui nous assure dans toute sa majesté, l'exaucement de nos vœux.

On y croit, on veut y croire. Ce mois est une bougie dans la sombre année de notre vie. C'est une lumière fluette, fragile et prête à s'éteindre au moindre souffle mais si hypnotisante...

Trop d'illusions et de désillusions pour moi. La magie s'est définitivement envolée de mon cœur. Le compte à rebours s'est renversé et a changé de sens. Chaque jour qui passe me rapproche des sombres souvenirs de ma mémoire. Chaque jour qui passe m'éloigne à jamais de ces fêtes éblouissantes qui m'ont tant fait rêver.

Je me souviens, petite, de ces préparatifs. J'ouvrais les magazines féminins de ma mère et m'émerveillais de ces photos sur papier glacé où je m'extasiais de ces tables décorées, de ces festins qui me faisaient saliver d'envie. Je me disais que plus tard, oui plus tard, je ferais moi aussi tout cela. Ma maison ressemblerait à des couvertures de magazine, renfermant toutes les beautés de Noël.
Je me souviens de ce jour où nous préparions le sapin. Lorsque j'étais encore la cadette et que je posais fébrilement l'étoile dorée et pailletée sur le sommet de l'arbre. Je me souviens de ces soirs, dans la cuisine et que je me retournais sans cesse pour admirer les lumières scintillantes et multicolores du grand sapin dans le salon.
Je me souviens des listes, des recherches désespérées avec les frères et sœurs pour trouver les cadeaux. Et puis il y avait la veille. Le fabuleux repas en famille. La sortie de nuit pour regarder le célèbre Père Noël saluer la ville sur une tyrolienne au-dessus de nos têtes.
Et puis le lendemain. Nous dévalions les escaliers à notre réveil pour déchirer avec force tous les papiers cadeaux. Le salon devenait un champ de bataille où nos visages rosis et souriants réchauffait l'atmosphère hivernale.

Je me souviens de ces instants. Je me souviens de ces brisures et de la fin de toutes ces choses.
Chaque jour nous rapproche de plus en plus de Noël. De nouveaux enfants sont nés, qui rêveront, croiront en ces instants magiques. Je leur souhaite tellement de rêver... Je ne fais plus partie de ce monde-là.
Tout s'est arrêté pour moi.

Le compte à rebours a commencé. La course aux cadeaux, le gavage de mets et de lumières pour survivre une année de plus.
Mon compte à rebours a commencé. Et plus Noël approche, plus la douleur se ravive.
Plus rien n'a de sens désormais. Je ne suis plus une enfant et je m'efforce de faire semblant pour combler le vide qui m'apparaît toujours plus grand en ce mois de décembre.

Ambre

jeudi 27 novembre 2014

Place-A, ma petite découverte de fin de mois



Depuis quelques temps mon homme veut boire dans des bocaux en verre. C'est très américain et je dois dire aussi, qu'étrangement, c'est assez sexy. Allez savoir pourquoi !

En furetant de-ci, de-là, je suis tombée sur ce site : Place-A, qui m'a fait sauter de joie sur ma chaise tellement c'est trop mimi mon kiki !

A la base c'est un très joli magasin basé sur Paris qui s'est lancé dans la vente en ligne et qui propose un univers pétillant de féérie et de d'évasion. 

Partie pour acheter un bocal, j'ai cliqué frénétiquement sur tout ce qui me plaisait jusqu'à ce que je pense à mon compte bancaire et surtout à la tête du banquier...

Du coup, en fifille toute sage mais pas trop, j'ai fait ma petite sélection:



- La tasse que quand tu bois tu te fais peur tout seul ! 
Le requin n'est d'ailleurs plus disponible. Mais si vous aimez les poulpes, y en a ! 
- Le fameux bocal que quand tu bois dedans tu te sens homme !
- La bougie qui réconforte surtout quand elle sent la fraise chantilly "with pure, natural extracts" et que tu regardes de travers en te demandant : "Et si je mords dedans, est-ce que c'est bon?"
- Des aimants poney pour faire voler ton frigo !

Les prix sont très abordables comparés à d'autres sites et surtout les délais de livraison sont ultra rapides. Et comme c'est Noël j'ai eu une petite sucrerie !
Je vous conseille au moins d'y jeter un coup d'oeil car ce sont de beaux produits et puis les fêtes arrivent bientôt. Pourquoi ne pas y faire ses petites emplettes pour les amis et la famille ?

June


lundi 24 novembre 2014

Je t'ai rêvée...

 
Je t'ai rêvée cette nuit. C'était la première fois.
 
Je me suis vue, là, allongée. Je criais, soupirais et pleurais et tu m'es apparue.
On t'a déposée dans mes bras et j'ai alors ressenti un sentiment intense de bien-être.
Bonheur ou soulagement. Ces choses-là sont dures à expliquer.
Tu étais là. Dans mes bras.
 
J'aurais voulu que cet instant dure toujours.
Je te caressais, te regardais, t'embrassais.
Tu étais mon salut.
Tout commençait dès maintenant.
Parce que tu étais là.
 
Je te serrais si fort. Je t'aimais si fort.
Tout m'a paru clair d'un coup.
Si net, si juste.
Parce que grâce à toi, j'avais un but.
Un but si évident que j'avais tant rejeté auparavant.
 
Mais tu étais là... Dans mes bras.
Et l'amour que j'ai ressenti alors m'a remplie de force.
Je savais que je ferais tout pour toi.
Quoi qu'il m'en coûte.
Je te protègerais et te sauverais de ce chaos où tu étais désormais.
Oui, dans mes bras, tu ne risquerais rien.
Jamais.
 
J'aurais aimé que ce moment dure.
Perdure.
 
Je t'ai rêvée cette nuit.
Tu étais là, contre moi.
Et jamais je ne pourrais décrire cela.
Je t'ai vue. Toi.
Si belle, si douce et si petite.
 
Je te rêverai toujours jusqu'à ce qu'enfin tu sois près de moi.
Cette nuit, tu étais mon étoile dans les ténèbres de ma vie.
 
Je t'ai rêvée ainsi.
Ma fille.

Ambre

jeudi 20 novembre 2014

Le Calendrier de l’Avent 2014

Dans un peu plus d’une semaine nous entrons dans le mois de décembre. On plutôt devrais-je dire le mois de Noël avec ses fééries et ‘l’approche du renouveau suivi de ses résolutions.

Mais attention ! Décembre sans calendrier de l’Avent c’est comme Blanche-Neige sans son Prince charmant.  

Pour ceux et celles qui n’ont donc pas encore trouvé leurs petites cases à ouvrir tous les jours, voici une petite sélection aussi bien originale que simple.

Pour les puristes du Calendrier cet article aura peu d’importance car vous avez déjà trouvé votre calendrier. Cependant, si vous souhaitez compléter votre morceau de chocolat par d’autres fantaisies, cette année tout est permis ! Et oui, puisque je vous le dis !

Donc dans le rayon classique, nous retrouvons comme chaque année Kinder, Lindt et Cie. Ca fond dans la bouche, ça réchauffe le cœur et notre rire d’enfant retentit comme un bon vieux souvenir dans nos oreilles. 

Petite trouvaille cette année : Le sapin de D’Lys Couleurs. Si vous avez un gros budget, pourquoi pas. D’autant que vous pouvez le conserver pour l’année prochaine et vous faire vos propres surprises. 




A côté, il y a cependant tout un nouvel univers qui s’offre à nous. 
 
Vous aimez le thé ? Damman Frères est là pour vous avec 24 sachets de thés de différentes variétés. 

Encore mieux ? Vous adorez manger du chocolat, accompagné de thé et vous vernir les ongles en même temps, Ciaté a pensé à vous avec 24 vernis de couleurs différentes dans un manoir trop joli !




Mais si ça ne vous dit toujours rien, il y a aussi The Body Shop ou encore Benefit Cosmetic qui ont pensé à vous Mesdames avec différents produits allant du fond de teint au rouge à lèvre, en passant par les crèmes pour le corps.




Et puis il y a les bougies. Si, si. Yankee Candle a créé des calendriers composés de belles bougies  parfumées après une journée froide et harassante.


Vous n’avez donc plus d’excuses pour cette année.  Et si vous aimez faire joujou, foncez dans un magasin de jouet pour vous dégoter un Calendrier Playmobil, Star Wars et Cie. 

Pourquoi attendre Noël quand on peut avoir des petits plaisirs chaque jour ? 


June 

P.S.: Buse un jour, buse toujours, pas moyen de modifier la police de caractère ...

jeudi 13 novembre 2014

Des femmes

Elle roule sa cigarette entre ses doigts.
Applique consciencieusement quelques coups de langues. 
La referme. 
Quelques mèches de cheveux viennent lui chatouiller les joues. 

« Tiens voilà ma baleine à bosse » dit-elle en souriant.

De ses doigts fins elle me fait passer le calumet de notre soirée au-dessus de légumes croquants et de verres de vin blanc. 

Nous sommes quatre dans ce salon éclairé çà et là par quelques bougies et du jazz en fond.

A vrai dire je suis là seule à ne pas savoir rouler correctement le tabac. Sauf si on aime fumer des troncs d’arbre…

Elle s’en confectionne une autre tandis que notre mère regarde ses trois filles, apaisées par cette ambiance hors du temps. 

Le feu circule. Il cliquète. L’inspiration de la cigarette. 

Ce soir est devenu un rituel sacré. Instauré comme ça. Parce que ça fait du bien. On parle de tout. De nos journées d’abord. Pour laisser la place aux blessures, aux questions de l’enfance restées sans réponse, aux émerveillements.

On retrouvera des souvenirs autour des pizzas de notre boulangère. Toutes simples avec une sauce tomate, du gruyère et des herbes. Mais avec un œuf au plat rajouté avec soin par notre mère.

On découvrira au détour de regards des amours fugaces, des rencontres restées longtemps secrètes.

On chantera. Au grand dam des voisins. On se dira surtout combien nous nous aimons. Quatre bonnes femmes. Là dans cette cuisine. Et c’est tout ce qui comptera sur le moment présent. Il n’y aura plus de soucis. Juste les rires.

Cette nuit se terminera une fois les bouteilles de vin vides. Les rires doux mais fatigués.

Marcher droit relèvera parfois du succès. Mais qu’importe. Personne pour nous montrer du doigt.

Et le lendemain ? Au réveil malgré l’haleine fétide on se dira que cette soirée est irremplaçable.
Mais on ira quand même prendre des douches avant que les hommes ne reviennent dans nos vies !

June